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Changeons nous nous-même, avant de vouloir changer le monde

04/21/2020

Changeons nous nous-même, avant de vouloir changer le monde

Le temps que nous traversons en ce moment fait apparaître au grand jour de grands dérèglements de la société humaine. Nous ne sommes pas ici pour commenter ce qui a été fait ou analyser l’existant, d’autres le font très bien. Pour n’en citer qu’un, en ce moment Aurélien Barrau tient un discours qui nous apparaît comme très juste.

Quand à nous, nous voulons voir plus loin. Faire partie de ceux qui imaginent le monde de demain, et qui oeuvrent tous les jours pour le faire émerger.

Mais avant de vouloir changer le monde, le premier pas est de se changer nous-même.
Avant de prendre soin des autres, tâchons d’abord prendre soin de soi. 

Cette transformation de l’intérieur nous apparaît essentielle, nécessaire. Et cela ne dépend de personne d’autre que de soi. 

 

Ça commence par ça, ça part de là. Ça commence par moi, le reste viendra.

 

‘)° Au départ ce fut un petit rien, un geste très commun mais en un sens révolutionnaire. Il y a 5 ans j’ai pour la première fois cueilli une salade pour la manger directement au déjeuner. Une célébration quotidienne de la simplicité s’installa pour moi, un bouleversement opéra . Faire pousser directement chez soi sa nourriture, voilà mon rêve depuis ce moment là. Et c’est ce rêve qui m’a profondément transformé. Tant dans mes habitudes de consommation que dans ma pensée et ma compréhension du monde. Guidé par une envie de retour à l’essentiel, j’ai été amené à tout reconsidérer.
Ce changement intérieur, cela fait maintenant plusieurs années que je le vis. Petit à petit de nouvelles idées ont infusées en moi pour nuancer et recolorer celui que j’étais. Il n’a pas été évident de déconstruire certaines fondations, pourtant solides car bien ancrées en moi, sur lesquelles reposent tant de croyance. Pour n’en citer que quelques unes, le culte de la virilité, la réussite par le toujours plus, la compétition comme stimulateur de performance. Tout cela et bien d’autres encore ne sont que des croyances.

 

*|~ Un voyage, la rencontre d’une personne qui vivait autrement. Il vivait juste simplement, à l’écoute de son environnement, loin de toute agitation des grandes villes. Pour la première fois de ma vie je me sens apaisée dans ce mode de vie. Mais c’était il y a 5 ans, je me disais que cette vie n'était pas pour moi, et que j’avais une carrière professionnelle à construire après mes études. Il m’a fallu parcourir un peu plus de chemin, explorer un mode de vie qui m’était tout tracé, une trajectoire que la société choisissait pour moi. 

Et puis, ce sentiment de ne pas être à ma place devient de plus en plus grand, de plus en plus insupportable, je me perdais dans cette vie qui n’était pas la mienne. 

Avoir la “chance” que Maxime me rattrape au vol et me pose cette question aussi simple et difficile soit-elle : “Qu’est-ce que tu ferais si tu n’avais plus peur ?”.

Avoir le “courage” de tout quitter pour laisser place à cette vie dont je rêve, ne pas me laisser emporter par ces freins imaginaires. 

Pour moi ce n'était pas de la chance, ni du courage. Simplement une opportunité saisie pour sortir de cette ancienne vie.

 

L’imaginaire, à l’ère de l’image. Formidable capacité, mais attention aux mirages.

 

‘)° Nous vivons dans un monde imaginaire. Un peu comme le poisson nageant dans l’eau, celui-ci ne sait pas qu’il est enveloppé dans un liquide, il ne le voit pas.

C’est exactement pareil pour nous. Sauf qu’à la place de l’eau, c’est dans la société que nous vivons. Celle-ci nous englobe complètement, nous nageons littéralement dedans. 

Grâce à cette capacité d’imagination, d'appréhension de l’abstrait, nous avons pu au fil des âges nous élever à cette condition humaine que nous connaissons.

Mais trop souvent cette enveloppe invisible nous enferme dans des schémas de pensée nuisant à la fois à nos intérêts personnels et ceux du collectif. Tout n’est pas à jeter bien évidemment, nous avons besoin de ce tissus social et de cet imaginaire collectif pour vivre, mais l’important pour moi ici est de se rendre compte que cette société, cet imaginaire, comme son nom l’indique, n’existe que dans nos têtes. Il est puissant car partagé de tous, mais il ne tient qu’à nous de le modifier. Raisonner autrement, prendre le meilleur et laisser le reste de côté, penser différemment, porter plus de valeur au respect ou à l’égalité qu’à l’argent ou la propriété, c’est possible, et cela ne tient qu’à nous. 

 

*|~ Et vous si vous n’aviez plus peur, qu’est-ce que vous feriez ? 

Personnellement, j’ai eu beaucoup de mal à répondre à cette question. Pour moi, ne plus laisser de place à la peur, s’est traduit dans un premier temps par le besoin de faire le point sur mes inquiétudes : “De quoi ai-je vraiment peur ?”. 

Peur de décevoir mes parents, heureux de m’avoir vu décrocher un CDI à la sortie de mes études, peur de regretter ce boulot avec des collègues que j’aime tant, peur d’être jugée et oubliée par mes amis, peur de ne plus pouvoir subvenir à mes besoins en renonçant à la sécurité d’un emploi, peur de ne plus rien avoir à partager avec mon entourage en faisant ce pas de côté et en m’éloignant de ce schéma de société.

La liste est longue, voire interminable. 

Naturellement, nous avons plutôt tendance à voir tout ce qui pourrait mal se passer, à envisager les scénarios les plus catastrophiques. 

A l'inverse de l'angoisse qui s'exprime dans la projection d’une situation déjà vécue, la peur est un sentiment lié à l'inconnu. Nous la construisons de toutes pièces, encore une fois cela se passe complètement dans notre imagination. S'en rendre compte c'est se redonner le contrôle, car ce qui se passe dans notre tête, nous seuls pouvons le changer, nous seuls en sommes les maîtres.

Ne plus avoir peur c'est finalement donner plus d'importance aux scénarios qui se passent bien, aux visions optimistes, aux rêves réalistes. Cela demande d'être indulgent avec soi-même, de savoir de quoi on est capable et d'avoir confiance en soi.

 

‘)° Je vous propose donc un petit jeu maintenant.

Installez-vous confortablement, fermez les yeux, regardez à l’intérieur de vous et posez-vous la question : “Qu’est-ce que je ferais si je n’avais pas peur ?” 

Si je n’avais pas peur de ce que pourrait penser mes proches ?

Si je n’avais pas peur de ne plus avoir ce confort matériel ?

Si je n’avais pas peur du regard de mes amis ?

Si je n’avais pas peur de me défaire, enfin, de ces appâts-rances ?

Si je n’avais pas peur de faire ce que j’aime, vraiment ?

Autorisez-vous à rêver. Vous en avez le temps.

 

Comme le dit le dicton, tout voyage de 1000 lieues commence toujours par un premier pas. Cette première étape, cette mise en mouvement, ne se fait finalement pas vers l’avant, mais vers l’intérieur. Afin de dissiper ses peurs, afin de mieux se connaître. Pour ne viser qu’une chose, le bonheur, pour enfin être.

Journal de confinement #1